Le krump : trajectoires d’une danse de Los Angeles vers un phénomène global
Entre ancrage communautaire, circulation globale et reconfiguration des rapports de pouvoir
Né dans les quartiers afro-américains de Los Angeles au début des années 2000, le krump s’est constitué comme une pratique expressive radicale, à la fois réponse à des conditions sociales spécifiques et espace de recomposition du corps, de l’identité et du collectif.
Cette recherche propose d’analyser le krump non comme une simple danse, mais comme un dispositif culturel complexe, situé à l’intersection de dynamiques sociales, politiques et esthétiques.
À partir d’une approche philosophique et anthropologique, il s’agit de comprendre de quelle manière cette forme, initialement ancrée dans un contexte local marqué par la violence, la marginalisation et la nécessité d’expression, a progressivement circulé, se transformant en un phénomène global.
Cette évolution ne sera pas abordée comme un simple processus de diffusion, mais comme une série de reconfigurations : transformation des significations, déplacement des usages, recomposition des rapports de pouvoir et redéfinition des enjeux identitaires.
En interrogeant les conditions de possibilité de cette circulation — médiatiques, économiques, institutionnelles —, cette thèse mettra en lumière les tensions entre appropriation, transmission et légitimation.
Le krump apparaîtra ainsi comme un prisme permettant de penser plus largement les formes contemporaines de résistance, les modes d’expression du sujet et les dynamiques de transformation propres aux cultures urbaines globalisées.

